mercredi 31 octobre 2007

Los Angeles

Mercredi, 11 heures.
Après une belle journée à Santa Barbara, je suis arrivé hier soir à Los Angeles, en passant par Malibu, Santa Monica etc. C'est fabuleux d'être ici.
Je suis donc hébergé par Alexandra et sa coloc Lyndsey, très sympa toutes les deux. Ça fait du bien d'avoir de longues conversations! Elles habitent au nord de Los Angeles, à Glendale exactement.
Je vais pas tarder à descendre vers Hollywood! Je suis obligé de prendre la voiture, comme tout le monde ici. Pas question d'aller chercher son pain ou d'aller boire un coup à pied, tout est éparpillé sur des distances énormes, dans la plus grande confusion me semble t-il. Il y a plus de 70 km entre le nord et le sud de la ville!

mardi 30 octobre 2007

Santa Barbara!

Il est 23h30, je suis au "Sunset Motel", au nord de la ville. Je viens de faire un tour dans le centre, j’ai bu une bière au "James Joyce Cafe", un pub sur la rue principale, "State Street". Le parquet du bar était couvert de sciure de bois, comme si on était dans un saloon en plein farwest, donnant sur une rue en terre battue, alors que State Street est une grande avenue bordée de palmiers et de belles bâtisses dont les façades sont en stuc, à la mexicaine. Il y avait un Karaoké dans ce bar, c’était vraiment drôle.
Ça m’amuse beaucoup d’être ici à Santa Barbara. Quand j’étais au collège, alors que nous avions pour la première fois la télé à la maison — une petite télé donnée par ma grand-mère anglaise, sur laquelle on changeait de chaînes avec un unique bouton, comme sur une radio — je suivais assidûment la série «Santa Barbara», et je crois que les aventures de Kelly et Joe furent l’occasion de mes premiers émois de romance télévisuelle. Depuis que je suis arrivé, le générique de la série ne me quitte pas, je m'en souviens encore très bien.

Je suis donc content d’avoir quitté San Francisco, où je commençais à tourner un peu en rond, pour continuer ce voyage en Amérique. Aujourd’hui ce n’est plus une traversée au premier sens du terme, celle-ci s’est achevée lorsque je suis arrivé sur la côte pacifique, mais c’est bien la suite d’une autre traversée, plus symbolique; c'est la traversée de lieux et d’images mythiques, la traversée de cet ailleurs, dont je parlais avant de partir, où finalement tout n’est pas possible. C’est sans doute la traversée d’un fantasme, et alors que je m’apprête à gagner Hollywood et peut-être Las Vegas, je veux aller au bout de cela aussi.

Hier je suis resté comme prévu avec Brian et Jean, un couple anglais qui sont des amis de mon père depuis plus de 40 ans. Brian était à l’école avec mon père. Ils passèrent du temps ensemble à Londres dans les années 60. Brian et Jean vivent depuis plus de 25 ans en Californie, Jean est créatrice de costumes pour le théâtre et l’opéra. Ils ont énormément voyagé dans leur vie et c’était vraiment bien de les rencontrer.
Ils m’ont notamment raconté l’histoire incroyable de l’adoption de leur fille, née à Bogota. Nous sommes en juillet 1981, à ce moment-là ils vivent encore en Angleterre. Alors que Brian travaille en Utah et que Jean prépare un spectacle à Amsterdam, ils reçoivent ce coup de fil leur annonçant qu’ils peuvent se rendre en Colombie pour récupérer une petite fille. Ils se rejoignent à Bogota. Au cours de leur retour vers Londres, le hasard des correspondances les mène dans un aéroport à Paris. Dans leur dernier avion vers Londres, ils manquent de place avec le couffin et le bébé. Une personne propose un échange de sièges, c’est Giscard d’Estaing, en partance pour le mariage de Charles et Diana!
C’est leur fille adoptive, Alexandra, qui va m’accueillir et m’héberger à Los Angeles.

Aujourd’hui j’ai fait encore près de 500 km. Je suis passé par la "Silicon Valley". Sur la côte je me suis arrêté à Monterrey et Carmel, c’était très beau, malgré le mauvais temps. J'ai traversée aussi des kilomètres et des kilomètres de champs de fraises, de salades, d'asperges etc, où la main d'œuvre était exclusivement sud américaine; ça m'a rappelé Murcia en Espagne, un des potagers de l'Europe, où j'ai eu l'occasion de passer pour un documentaire.
Demain soir je serai à Los Angeles, c’est à deux heures d’ici, ce sera la 23ème étape de mon voyage !

dimanche 28 octobre 2007

De retour sur la route

C'est dimanche, c'est bientôt l'heure du déjeuner ici, il fait très beau, les gens se baladent dans les rues...
Je quitte San Francisco tout à l'heure, direction Los Angeles. Je vais m'arrêter en route chez des vieux amis de mon père; j'ai entendu parler d'eux depuis que je suis né mais je ne les ai jamais rencontré.
Le séjour à San Francisco se passe bien mais sans occupation précise, ça ne rime pas à grand chose de demeurer au même endroit. Pour profiter des jours qui me restent, je préfère repartir en voyage.

Hier en fin de journée sur l'une des plages de San Francisco:

End the war now!


D'autres photos dans le lien ci-contre.

vendredi 26 octobre 2007

Du voyage au séjour


Vendredi 26, 14H15.
J’écris depuis le «Duboce Park Cafe», un de ces nombreux cafés que l’on trouve à San Francisco ; on y sert des salades, des sandwiches chauds ou froids, des boissons diverses mais pas d’alcool, le tout est «organic» c’est à dire bio, et tout le monde ou presque est assis derrière son ordinateur portable, le wifi est offert.
C’est mon cinquième jour dans cette ville, et je reviens d’une matinée à l’est de la baie, «Walnut Creek» exactement, où je suis allé écouter un concert classique dans une petite église presbytérienne. Saint Saëns, Schumann et Brahms au programme. La moyenne d’âge était proche des 60/70 ans, le parfum des dames m’a fait pensé à ma grand-mère anglaise, et j’étais un peu ému.

En quelques jours on s’oriente facilement à San Francisco, on peut se sentir rapidement en terrain familier. Les gens sont plutôt calmes. Les quartiers changent de couleur en fonction des ethnies qui les peuplent, le monde entier semble être passé ici; japonais, chinois, indiens, afghans, russes, italiens, grecs, français, mexicains et bien d’autres encore ont tous fortement marqué la ville. Moins de noirs en revanche, mais une très grosse population sud américaine.

L’actualité ici est dominée par les incendies dévastateurs dans le sud de la Californie; à la une des journaux aujourd’hui, Bush et Schwarzenegger marchant sur les sites fumants des maisons de San Diego. Les secours ont bien mieux fonctionné pour cette catastrophe-ci en Californie, que lors du passage du cyclone Katerina sur la Nouvelle-Orléans, essentiellement peuplée de noirs pauvres. Les médias eux-mêmes le reconnaissent.
Ceci étant, j’ai aujourd’hui un tout autre point de vue sur les Américains. Dès l’arrivée à New York, Bunny me suggère d’écouter NPR (National Public Radio), une radio sans pub diffusant un point de vue très critique sur l’administration Bush. Partout, et c’est cela qui m’a surpris, j’ai rencontré des gens, vu, lu ou entendu des choses qui sont venues nuancer l’impression générale que l’on a en France. Sur le cul des voitures il y a des stickers du genre «Save America, Impeach Bush», «Where’s Bill?», «Buck Fush»…
Le scandale du moment ce sont les centaines de milliards de dollars dépensés pour la guerre en Irak, selon une dernière étude très sérieuse, face aux 10 milliards rejetés par un véto de Bush, 10 milliards demandés par l’assemblée démocrate pour permettre l’accès à des soins gratuits à 100 000 enfants en difficulté.
Demain sont organisées dans tous le pays des manifestations contre la guerre, celle de San Francisco démarre à 11 heures, je vais y aller.

L’autre évènement incontournable ici, c’est Halloween, mercredi prochain. Depuis des semaines déjà, je vois les maisons décorées de citrouilles, fantômes, etc, et plus le jour approche plus la préparation de cette fête s’intensifie. Les cinémas diffusent des films d’horreurs (je vais en voir deux ce soir, une projection spéciale de films des années 80 «Old creepie movies», à l'Alliance Française), tous les bars et clubs organisent une soirée spéciale, de nombreux magasins pas forcément prévus pour cela se transforment en loueurs de costumes de sorcières. Ça atteint une ampleur assez folle. Je n’arrive d’ailleurs pas à comprendre pourquoi. Est-ce une gigantesque opération commerciale, est-ce une façon pour ces Américains d’aller à l’encontre du puritanisme ambiant, une fois dans l’année ?

Depuis que je suis à San Francisco, le voyage a donc cédé la place au séjour. C’est pas toujours facile dans une ville où l’on ne connaît personne, mais je ne m’ennuie pas.
Dans cette ville fourmillante, comme partout ailleurs, je trouve rarement ce que j’espère, mais rencontre des tas de choses que je n’attendais pas.

D’autres photos dans le nouveau lien "San Francisco – suite".

mardi 23 octobre 2007

San Francisco!


Lundi 22, 18h30
Après toute cette longue route, près de 7500 km depuis New York, mon arrivée à San Francisco est bel et bien un aboutissement, voire une délivrance. Je suis si heureux d’être ici, et la ville est au-delà de mes espérances. C’est vraiment une cité originale.
Cette fois ce sont les collines qui donnent toutes ses perspectives à la ville, le mélange des genres et la mixité de la population sont encore plus étonnants qu’ailleurs, et toutes les références qui peuvent surgir n’enlèvent pas l’impression d’un ensemble parfaitement unique. La baie tout autour de la ville, l’air marin et les mouettes complètent le sentiment de bien être que je ressens ici. Le soleil est à nouveau éclatant et très chaud, 28° cet après midi. Je me souviens qu’à Boise, Idaho, une jeune fille m’avait dit que San Francisco était «heaven on earth».

J’ai passé la journée à sillonner la ville, je n’arrive presque plus à marcher ce soir!
J’ai commencé à éplucher les journaux et magazines qui donnent le programme des activités et sorties, je ne vais pas m’ennuyer.
L’auberge de jeunesse dans laquelle j’ai logé hier et où je reste encore ce soir est entre Chinatown et North Beach, c'est pas mal mais j’ai notamment fait un tour cet après midi dans le quartier de Castro, et dès demain je vais m’installer là bas, au «Twin Peaks Hotel». Castro semble très prometteur...

Le blog, la route, et ma traversée des Etats Unis.

Sur le blog.
Pour répondre à certains commentaires et emails que je reçois, peut-être faut-il que je précise quel est pour moi l'objet de ce blog. J’essaie d'y livrer un témoignage et d’établir une réflexion personnelle sur le voyage, et parce que c’est écrit, parce que c’est formulé, ici je considère les choses avec un certain recul. Je conçois par ailleurs le temps que je passe en Amérique dans sa globalité, le temps du voyage est en effet un intervalle que l’on peut mesurer. Je me soucie donc assez peu de l'état de mon âme au quotidien et suis pris par le voyage qui progresse.
Ce blog c’est aussi l’occasion pour moi de tenter une sorte d'expérience éditoriale, qui au rythme des étapes successives du voyage, délivre les séquences ou les chapitres de ce que je traverse. C’est pas toujours simple mais c'est pour moi une respiration supplémentaire.

Sur la route et la traversée.
Je suis arrivé à destination, à l’extrémité de l’autre côté de l’horizon — et je ne peux pas aller plus loin.
Je suis passé par des endroits incongrus, parfois inhospitaliers, où je pouvais me demander ce que j’y faisais. J’ai vécu des moments de grande solitude. Je peux parler d’une traversée éprouvante. Je suis très fatigué d’ailleurs. Rouler, rouler, rouler encore, c’est long, parfois ennuyeux.
Ceci étant dit, c’est fort, puissant, extrême, ça fait du bien.
C’est une manière d’être en suspension, à chaque moment. Suspendu dans le temps et l’espace, et suspendu au sens de l’attente de ce que l’on va trouver au prochain virage, car il y a toujours quelque chose d’inconnu à découvrir. Chaque jour est aussi l’occasion d’un nouveau départ, d’une nouvelle destination et d’un nouvel objectif. Un tel voyage c’est presque tous les jours le condensé d’une existence.
La découverte d’un autre monde, d’autres gens, c’est enfin une manière de prendre la mesure de sa propre existence. Se sentir très vivant.

lundi 22 octobre 2007

dimanche 21 octobre 2007

Eureka, Californie!

Samedi 20, 20h30.
A 16 heures cet après midi, j’ai atteins la Californie. Eureka est le nom de la ville où je viens de m'arrêter, je suis à 400 km de San Francisco.

Hier soir, après une longue route sous la pluie, je suis arrivé à Florence, sur la côte Pacifique. Le village était insignifiant, j'ai marché un peu sur la plage, l'océan était déchaîné. Puis j'ai repris le volant vers le sud pour trouver un endroit plus sympa. Je me suis finalement arrêté à Charleston, un petit village de pêcheurs, tapi au fond d’une baie. La tenancière du motel où j’ai passé la nuit était chinoise et parlait parfaitement français, elle avait quitté Tours pour s’installer dans ce trou perdu.
A côté du motel, un restaurant annonçait « Sea Food » et je m’y suis précipité, dans l’espoir de manger enfin quelque chose de frais. J’ai décidé d’éclater mon budget bouffe de la journée, j’ai commandé des huîtres et un poisson grillé. Les huîtres sont arrivées presque gelées (je me demande si elles ne sortaient pas du freezer), elles étaient servies avec des oignons et du Ketchup et n’avaient aucun goût. Le poisson n’était pas grillé mais bouilli, et vaguement passé à la poêle. Et tout cela arrosé de bière bien sûr, le prix d'un verre de vin buvable étant équivalent à deux bouteilles en France!

Ce matin tôt, avant de reprendre la route côtière, j’ai passé du temps autour de Charleston. Je suis tombé sur le Cap Arago, peuplé de lions de mer. Ils ne cessaient de se battre et d’hurler, perchés sur des rochers, au milieu des vagues folles de l’océan. J’ai discuté avec un vieux qui attendait depuis des heures déjà le passage des baleines. J’ai rencontré deux petits jeunes passionnés de «bird watching», scotchés derrière leurs jumelles et leurs appareils photo.

La route 101 qui longe le Pacifique, de Portland à San Francisco, est apparue dans toute sa splendeur en début d’après midi, une fois le soleil revenu. Après la pluie abondante, la route et les arbres se sont mis à fumer.
La côte est très accidentée, la fôret semble parfois tomber dans l’océan. Quand on s’arrête sur la plage, le Pacifique semble bien plus puissant que l’Atlantique. Les flots sont assourdissants, les vagues immenses.

Peu après la frontière entre l’Oregon et la Californie, je pénètre dans une fôret de Redwood (séquoia), et à nouveau je suis emporté par cette nature grandiose. La hauteur de ces arbres est telle qu’elle me rappelle les premiers jours à New York, lorsque je marchais la tête en l’air, ahuri par la hauteur des buildings.

Ce soir, Eureka porte mal son nom. La ville est jolie mais déserte. La plupart des villes américaines sont ainsi foutues, avec des centres qui ne vivent que la journée, une population terrée dans des banlieues qui s’étalent sur des kilomètres, c’est assez incompréhensible.
En face du motel, il y a un grand supermarché bio. J’y ai vu des gens de tous âges, ils avaient l’air cool, mais tous reprenaient leur voiture en sortant, pour aller je ne sais où, chacun de leur côté.
La caissière m’a demandé si je ne venais pas de San Francisco. «Non, de France». «Oh my god, that’s so far away!».

vendredi 19 octobre 2007

Sous la pluie

Après des semaines de soleil, il pleut sans discontinuer depuis hier; le parking du motel où j'ai dormi est inondé, ma voiture est dans une grande mare d'eau, je ne sais pas comment je vais faire pour l'atteindre.
Je vais quitter Bend, au milieu de l'Oregon, dans une heure ou deux. C'est je crois le dernier endroit improbable où je serai resté! Mon point d'arrivée sur le Pacifique sera Florence, toujours en Oregon, plein ouest par rapport à Bend. Les américains sont très forts pour mélanger les genres, et je me demande bien à quoi peut ressembler cette Florence américaine. Et ça va être quelque chose d'être sur cette côte, un nouveau monde encore, plus habité cette fois. L'extrémité de l'autre côté de l'horizon!

Une route à travers le désert

Jeudi 18, 16H30.
Quelque part sur la route 20, entre Burns et Bend en Oregon.
Je m'arrête pour décrire un peu ce que je traverse. Je n'en ai pas encore terminé avec l'isolement!
Depuis des heures, les lignes droites dont on ne voit pas le bout se succèdent à n'en plus finir. Les paysages sont toujours si vastes, arides, désolés. Quelques pins, des buissons. Des monts rocheux, des collines herbeuses.
Le portable ne passe pas. La radio ne capte plus que deux ou trois stations.
Il y a un café et une station service environ tous les 100 km.
Les camions que je croise, remplis de bétail, et les animaux morts au bord de la route, rythment le roulement monotone. Des pancartes viennent marquer des lieux historiques, alors qu'il n'y a rien, absolument rien. D'autres pancartes clouées sur des arbres donnent des messages religieux du genre "Jésus vous sauvera", et d'autres encore indiquent des ranchs, à plusieurs miles de la route, au bout de pistes caillouteuses.
Le ciel obscur et très bas contribue à alourdir l'atmosphère. Certains noms de lieux, "Deschutes County", "Malheur River", en rajoutent encore.
C'est assez envoutant néanmoins. A nouveau je perd le fil. Je me demande si le reste du monde existe toujours. Vais-je réellement trouver San Francisco au bout de cette route?
Quant à la France, c'est une autre planète. Alors que je traversais Burns tout à l'heure, les infos mentionnaient la grève des transports et le divorce des Sarkozy. Ces nouvelles ont glissées sur moi, comme ces débris de végétation qui filent à travers la chaussée, emportés par le vent.

jeudi 18 octobre 2007

A 1000 km du Pacifique...

Boise, jeudi 18 octobre, 10H30
Les trois derniers jours ont marqué un tournant dans mon voyage.
Après la visite de Yellowstone, un peu décevante, je me suis retrouvé lundi soir à Bozeman dans le Montana. Malgré le bon accueil d’Elise, la gérante de l’auberge de jeunesse locale, j’ai réalisé que cette étape très au nord du pays était un trop grand détour dans mon voyage.
Tout d’un coup, le désir d’être seul au milieu de nulle part, en contact avec les grands espaces et la nature sauvage, s’est émoussé.
Comme tous les détours que l’on peut faire, ce passage dans le Montana a néanmoins recadré mes envies et mes attentes. Je viens de passer deux jours assez paisibles à Boise, capitale de l'Idaho, et je me sens aujourd'hui un peu plus installé, ici aux USA. Je modère également les enjeux que je pouvais formuler autour de ce voyage. C'est, en soi, une expérience puissante.

Le «road trip» touche à sa fin, je ne suis plus qu’à deux ou trois jours de San Francisco. De là je compte bien faire encore quelques allées et venues, mais ce sera l’étape finale du voyage, où j’aimerais le plus possible expérimenter ce que c’est de vivre ici, et nouer des relations plus abouties avec ces américains dont je suis loin, cette fois, d'avoir fait le tour.
Je quitte donc Boise dans quelques instants, direction l’Oregon. Je vais encore changer de fuseau horaire, mais ce sera la dernière fois.

mercredi 17 octobre 2007

Boise is going to sleep

La France se réveille, le Cabana Inn de Boise se couche, il est bientôt minuit.

More tomorrow from Idaho!

lundi 15 octobre 2007

Hello from "Grand Teton" and "Gros Ventre"



Dimanche 14, 22H.
Ballade à cheval ce matin. Mon cheval s'appelait "Terminator". Deux heures au pas, j'ai apprécié la lenteur.
Cet après-midi, grande marche le long d'une vallée et sur des collines entourée par ces deux montagnes. Je ne sais pas si leurs noms sont évocateurs pour les américains.
(Des photos dans le lien ci-contre, "Montagnes du Wyoming".)

Aujourd'hui j'ai vécu une partie de ce que je suis venu chercher ici aux Etats-Unis. Je me suis senti en totale harmonie avec cet espace et cette nature. L'air, la lumière, les couleurs, les lignes et les sons étaient si beaux. C'était calme et vivifiant.

Je quitte Jackson demain matin. Je vais passer la journée à Yellowstone, et devrait atteindre Bozeman, dans le Montana, dans la soirée.
Encore et toujours plus loin.

dimanche 14 octobre 2007