dimanche 14 octobre 2007
Jackson & Grand Teton, Wyoming
Samedi 13, 18H.
Je viens d’arriver dans la ville de Jackson, au nord-ouest du Wyoming. C’est au pied de «Grand Teton», une montagne et un parc naturel, et à environ 100 km au sud de Yellowstone. C’est aussi à «Grand Teton» que furent tournées quelques séquences de «Brokeback Mountain» !
J’ai parcouru près de 900 km depuis Denver, en deux jours, mais les distances sont tellement grandes ici que je ne m’en suis pas rendu compte.
J’ai traversé des endroits absolument extraordinaires, le long de la route 130 hier, et le long de la route 191 aujourd’hui. Je me suis beaucoup arrêté, ai marché un peu.
Il fait beaucoup plus froid.
Hier soir c’était un peu dur. J’ai fait halte dans une ville de motel, Rawlins. Une croisée de nombreuses routes minières, très fréquentée par des travailleurs de toutes sortes, roulant tous en 4x4 énormes et boueux. Je faisais pâle figure.
Les 60 chaines de télé du motel minable dans lequel j’ai passé la nuit ont fini par m’assommer, et j’ai très bien dormi.
La route cet après-midi m’a remis en selle. D’autant plus que j’ai vu des cowboys, des vrais, en train de s’occuper de tout un gros troupeau de vaches!

Jackson n’a rien a voir avec Rawlins. « Jackson is as jet setting as Wyoming gets, a kind of place where cowboys meet couture » dit le Lonely Planet. Et c’est effectivement une petite station touristique animée et plutôt branchée. Comme c’est hors saison, j’ai cette fois une super chambre.
Je viens de prendre contact avec Ward, le propriétaire du «Spring Creek Ranch», à côté de la ville. Je vais peut-être pouvoir faire une ballade à cheval demain.
Je viens d’arriver dans la ville de Jackson, au nord-ouest du Wyoming. C’est au pied de «Grand Teton», une montagne et un parc naturel, et à environ 100 km au sud de Yellowstone. C’est aussi à «Grand Teton» que furent tournées quelques séquences de «Brokeback Mountain» !
J’ai parcouru près de 900 km depuis Denver, en deux jours, mais les distances sont tellement grandes ici que je ne m’en suis pas rendu compte.
J’ai traversé des endroits absolument extraordinaires, le long de la route 130 hier, et le long de la route 191 aujourd’hui. Je me suis beaucoup arrêté, ai marché un peu.
Il fait beaucoup plus froid.
Hier soir c’était un peu dur. J’ai fait halte dans une ville de motel, Rawlins. Une croisée de nombreuses routes minières, très fréquentée par des travailleurs de toutes sortes, roulant tous en 4x4 énormes et boueux. Je faisais pâle figure.
Les 60 chaines de télé du motel minable dans lequel j’ai passé la nuit ont fini par m’assommer, et j’ai très bien dormi.
La route cet après-midi m’a remis en selle. D’autant plus que j’ai vu des cowboys, des vrais, en train de s’occuper de tout un gros troupeau de vaches!
Jackson n’a rien a voir avec Rawlins. « Jackson is as jet setting as Wyoming gets, a kind of place where cowboys meet couture » dit le Lonely Planet. Et c’est effectivement une petite station touristique animée et plutôt branchée. Comme c’est hors saison, j’ai cette fois une super chambre.
Je viens de prendre contact avec Ward, le propriétaire du «Spring Creek Ranch», à côté de la ville. Je vais peut-être pouvoir faire une ballade à cheval demain.
Solitude
Vendredi 12 octobre.
Wyoming, route 130 west
Speed limit 55
Route, plaine, colline, montagne, roche
Patches of snow
Wild life observing point
Silver lake, mirror lake
Saragota, altitude 8650 feet
Grand air
Mal au crâne, souffle court
Ligne jaune sur la route, arbres jaunes
Vaches noires
Petit squelette sur porte d'entrée
Palissades anti-vent
Ranchs isolés
Wyoming, route 130 west
Embracing solitude
Wyoming, route 130 west
Speed limit 55
Route, plaine, colline, montagne, roche
Patches of snow
Wild life observing point
Silver lake, mirror lake
Saragota, altitude 8650 feet
Grand air
Mal au crâne, souffle court
Ligne jaune sur la route, arbres jaunes
Vaches noires
Petit squelette sur porte d'entrée
Palissades anti-vent
Ranchs isolés
Wyoming, route 130 west
Embracing solitude
vendredi 12 octobre 2007
Arts américains
Gilpin Street, jeudi 17H30.
Visite du Denver Art Museum cet après midi, très surprenant. Une collection impressionnante de tableaux (Boticcelli, Arcimboldo, Van Dyck, Modigliani, Matisse, Hodgkin, Dubuffet...), de l'art contemporain et de l'art primitif, des expositions de mobilier et de design, et bien d'autres choses encore.
Je me suis surtout arrêté dans les zones consacrées à l'art américain ou indien et j'ai vu des choses superbes.
James Bama, 1980 (détail)
E. M. Jennings, 1930
Woody Gwyn, 1987
Bol indien du 13ème siècle
(dans une galerie intitulée "Prehistorical South East"!)
D'autres photos dans le lien ci-contre.
J'ai également rajouté des photos dans le lien "Denver" (Louis, le grand ours bleu y est!).
Je reprends la route demain matin. Je vais traverser une partie des Rocheuses puis vais prendre plein nord, vers le Wyoming et le parc de Yellowstone, avant de redescendre doucement vers l'ouest. Je continue donc sur l'itinéraire initialement prévu, et prévoit de toucher la côte pacifique dans une dizaine de jours, San Francisco vers le 25 octobre.
La visite du musée a regonflé mon désir de traverser ces régions magnifiques où l'histoire de la conquête de l'ouest s'est écrite.
Visite du Denver Art Museum cet après midi, très surprenant. Une collection impressionnante de tableaux (Boticcelli, Arcimboldo, Van Dyck, Modigliani, Matisse, Hodgkin, Dubuffet...), de l'art contemporain et de l'art primitif, des expositions de mobilier et de design, et bien d'autres choses encore.
Je me suis surtout arrêté dans les zones consacrées à l'art américain ou indien et j'ai vu des choses superbes.
James Bama, 1980 (détail)
E. M. Jennings, 1930
Woody Gwyn, 1987

Bol indien du 13ème siècle
(dans une galerie intitulée "Prehistorical South East"!)
D'autres photos dans le lien ci-contre.
J'ai également rajouté des photos dans le lien "Denver" (Louis, le grand ours bleu y est!).
Je reprends la route demain matin. Je vais traverser une partie des Rocheuses puis vais prendre plein nord, vers le Wyoming et le parc de Yellowstone, avant de redescendre doucement vers l'ouest. Je continue donc sur l'itinéraire initialement prévu, et prévoit de toucher la côte pacifique dans une dizaine de jours, San Francisco vers le 25 octobre.
La visite du musée a regonflé mon désir de traverser ces régions magnifiques où l'histoire de la conquête de l'ouest s'est écrite.
jeudi 11 octobre 2007
Des images et des histoires
Il y a un peu plus de 15 jours, je fais mes tous premiers pas à New York et je photographie un panneau que l'on voit de très loin, il recouvre un building, c'est l'affiche de "The brave one" de Neil Jordan. J'ai vu ce soir ce film au "Denver Pavillons", et l'action du film se déroule à New York.
Depuis que je suis arrivé aux Etats-Unis, je vois de mes propres yeux toutes sortes de choses — paysages, villes, rues, intérieurs, visages, etc — qui jusqu'à présent n'étaient que des images, vues au cinéma où la télévision, à de multiples reprises évidemment et depuis très longtemps.
Ce soir, ayant maintenant visité New York, j'ai regardé les images de cette ville dans le film de façon totalement inédite.
Erica, Jodie Foster, se ballade avec son mec à Central Park. Il se font tabasser par des types, Erica est sauve, mais son mec meurt. Elle achète un 8mm, hante les rues et tue tous les criminels qu'elle croise sur son chemin.
Je sors de la séance, j'attends le bus qui me ramène dans le quartier où je loge. Je suis un peu soufflé par le film. Les personnes qui attendent autour de moi me paraissent inquiétantes.
De l'autre côté de l'avenue, le building du "Denver Post". Il y a un bandeau déroulant au sommet du bâtiment, qui donne les dernières infos: "Un jeune blesse 4 personnes puis se tue dans une école à Cleveland", "Un homme poignardé à mort au cours d'une bagarre à Bloomfield"...
Depuis que je suis arrivé aux Etats-Unis, je vois de mes propres yeux toutes sortes de choses — paysages, villes, rues, intérieurs, visages, etc — qui jusqu'à présent n'étaient que des images, vues au cinéma où la télévision, à de multiples reprises évidemment et depuis très longtemps.
Ce soir, ayant maintenant visité New York, j'ai regardé les images de cette ville dans le film de façon totalement inédite.
Erica, Jodie Foster, se ballade avec son mec à Central Park. Il se font tabasser par des types, Erica est sauve, mais son mec meurt. Elle achète un 8mm, hante les rues et tue tous les criminels qu'elle croise sur son chemin.
Je sors de la séance, j'attends le bus qui me ramène dans le quartier où je loge. Je suis un peu soufflé par le film. Les personnes qui attendent autour de moi me paraissent inquiétantes.
De l'autre côté de l'avenue, le building du "Denver Post". Il y a un bandeau déroulant au sommet du bâtiment, qui donne les dernières infos: "Un jeune blesse 4 personnes puis se tue dans une école à Cleveland", "Un homme poignardé à mort au cours d'une bagarre à Bloomfield"...
mercredi 10 octobre 2007
Une pause à Denver
Mardi, 16H30 - Denver, 1451 Gilpin Street.
J'écris depuis le jardin de Linda, une dame qui nous héberge depuis hier. Nous avons trouvé l'adresse de cette maison d'hôtes par l'intermédiaire de l'auberge de jeunesse de la ville. C'est la deuxième fois depuis Bunny à New York que nous sommes chez l'habitant, et c'est tellement plus agréable. Nous avions passés les nuits précédentes dans des motels un peu miteux. Hier soir nous nous sommes fait notre premier repas nous même, une grande salade, avec des légumes frais et de l'huile d'olive! Une bénédiction dans l'univers omniprésent du fast food. La bouffe est bien le point noir de ce séjour, et je suis un peu malade en ce moment.
Les deux derniers jours de route, avant notre arrivée à Denver hier, nous ont conduit à travers des paysages remarquables. Vous pouvez voir les photos, dans le lien "Sandhills & Panhandle", deux régions du nord-ouest du Nebraska, inchangées depuis toujours, ou du moins depuis l'arrivée des européens.
D'immenses plateaux, nus ou presque, où le vent soufflait très fort. Ce sont des paysages qui me fascinent, où je me sens tout petit mais où la majesté des lieux me transporte.

Dimanche soir, nous avons fait étape à l'est du Wyoming, à Torrington. C'était sur la route de Denver, qui est plus au sud dans le Colorado. Le lendemain, avant de reprendre la route, j'ai acheté une casquette avec une l'inscription "Wyoming", un petit hommage à "Brokeback Moutain"!
En arrivant hier à Denver, étant tombé sur ce logement accueillant et reposant, j'ai décidé de souffler un peu.
Louis repart en France demain matin à l'aube. Ensemble nous aurons parcourus depuis New York un peu plus de 3900 km, en 10 jours. C'était dense et très fort, mais je suis fatigué, j'ai besoin de m'arrêter. Je vais rester quelques jours.
Au pied des Rocheuses, où nous avons fait une longue marche ce matin, Denver se prête d'ailleurs à cette pause. L'atmosphère est détendue, la voiture est moins présente — il y a même une longue rue piétonne — et les types de l'auberge de jeunesse m'ont invité à passé une soirée avec eux.
J'hésite maintenant entre remonter vers le Nord, pour traverser le Wyoming, le Montana, l'Idaho et l'Oregon, ou traverser plein ouest pour atteindre la Californie assez vite.
Linda va nous préparer tout à l'heure des Margaritas et un vrai repas. Mais nous allons profiter maintenant du soleil.
J'écris depuis le jardin de Linda, une dame qui nous héberge depuis hier. Nous avons trouvé l'adresse de cette maison d'hôtes par l'intermédiaire de l'auberge de jeunesse de la ville. C'est la deuxième fois depuis Bunny à New York que nous sommes chez l'habitant, et c'est tellement plus agréable. Nous avions passés les nuits précédentes dans des motels un peu miteux. Hier soir nous nous sommes fait notre premier repas nous même, une grande salade, avec des légumes frais et de l'huile d'olive! Une bénédiction dans l'univers omniprésent du fast food. La bouffe est bien le point noir de ce séjour, et je suis un peu malade en ce moment.
Les deux derniers jours de route, avant notre arrivée à Denver hier, nous ont conduit à travers des paysages remarquables. Vous pouvez voir les photos, dans le lien "Sandhills & Panhandle", deux régions du nord-ouest du Nebraska, inchangées depuis toujours, ou du moins depuis l'arrivée des européens.
D'immenses plateaux, nus ou presque, où le vent soufflait très fort. Ce sont des paysages qui me fascinent, où je me sens tout petit mais où la majesté des lieux me transporte.
Dimanche soir, nous avons fait étape à l'est du Wyoming, à Torrington. C'était sur la route de Denver, qui est plus au sud dans le Colorado. Le lendemain, avant de reprendre la route, j'ai acheté une casquette avec une l'inscription "Wyoming", un petit hommage à "Brokeback Moutain"!
En arrivant hier à Denver, étant tombé sur ce logement accueillant et reposant, j'ai décidé de souffler un peu.
Louis repart en France demain matin à l'aube. Ensemble nous aurons parcourus depuis New York un peu plus de 3900 km, en 10 jours. C'était dense et très fort, mais je suis fatigué, j'ai besoin de m'arrêter. Je vais rester quelques jours.
Au pied des Rocheuses, où nous avons fait une longue marche ce matin, Denver se prête d'ailleurs à cette pause. L'atmosphère est détendue, la voiture est moins présente — il y a même une longue rue piétonne — et les types de l'auberge de jeunesse m'ont invité à passé une soirée avec eux.
J'hésite maintenant entre remonter vers le Nord, pour traverser le Wyoming, le Montana, l'Idaho et l'Oregon, ou traverser plein ouest pour atteindre la Californie assez vite.
Linda va nous préparer tout à l'heure des Margaritas et un vrai repas. Mais nous allons profiter maintenant du soleil.
dimanche 7 octobre 2007
Deep America
22H30. On vient de diner. Le restaurant était étrange. Une salle affreuse, sans fenêtre, alors que le paysage alentour est si beau. Quelques clients peu bavards. La bouffe toujours aussi grasse. Un gros serveur, qui ne peut me conseiller sur les bières dans le menu, car, dit-il, il est trop jeune pour être autorisé à boire de l'alcool. Il devait avoir 18-19 ans.
Je suis néanmoins très content d'être arrivé jusqu'ici.
La terre et le vent l'emportent désormais sur la modernité, le bâti et le rutilant. Les routes s'étirent à n'en plus finir, les reliefs apparaissent, les perspectives visuelles sont bien plus belles. Inspirantes.
La traversée est plus lente dans mon esprit que dans la réalité des distances que je parcoure. Une vitesse légale sur la route assez faible y est pour quelque chose. Mais c'est surtout la notion du temps qui diffère. Ce temps du voyage, dans lequel je suis maintenant totalement plongé.
Demain la route sera plus courte. Mais nous changerons à nouveau de fuseau horaire.
Je suis néanmoins très content d'être arrivé jusqu'ici.
La terre et le vent l'emportent désormais sur la modernité, le bâti et le rutilant. Les routes s'étirent à n'en plus finir, les reliefs apparaissent, les perspectives visuelles sont bien plus belles. Inspirantes.
La traversée est plus lente dans mon esprit que dans la réalité des distances que je parcoure. Une vitesse légale sur la route assez faible y est pour quelque chose. Mais c'est surtout la notion du temps qui diffère. Ce temps du voyage, dans lequel je suis maintenant totalement plongé.
Demain la route sera plus courte. Mais nous changerons à nouveau de fuseau horaire.
Sandhills, Nebraska
Après New York, les montagnes boisées de l'Etat du même nom, les rives des Grands Lacs, Chicago, les plaines agricoles de l'Illinois et de l'Iowa, nous venons de nous arrêter dans un coin perdu, au nord ouest du Nebraska. C'est la région des "Sandhills". Des collines de sable et d'herbes à perte de vue. Une région chargée d'histoire, le guide local indique que ce fut une étape importante des émigrants des années 1830 lors de la conquête de l'ouest.
Nous avons miraculeusement trouvé une chambre avec internet dans un hôtel au bord de la route 2.
J'entends depuis la chambre les hurlements des trains qui passent. Des trains de marchandises, dont la longueur est phénoménale, près de 2 km!
Nous allons bientôt diner, dans le seul restaurant de Thedford que nous voyons aussi depuis la chambre, où tous les hommes qui franchissent l'entrée portent des chapeaux de cowboys!
Je suis à nouveau très fatigué, on a fait une nouvelle virée hier soir, à Omaha. Tournée des bars, passage dans un club immense, et fin de nuit dans un appartement; nous étions invités par une blonde très très plantureuse, Stefany. Elle a tenté longtemps de m'expliquer qu'il fallait absolument que je reste à Omaha, pour assister disait-elle au grand match de foot américain du lendemain, entre l'équipe du Nebraska et celle du Missouri...
Une soirée assez délirante, où un peu plus tôt deux gars du Texas nous avaient exhorter à goûter la "southern hospitality" des filles. "Get laid guys, get laid"!
Omaha a donc marquée ces deux derniers jours de route, où nous avons parcouru quelques 1300 km. Le Madison County est le seul autre endroit où l'on s'est vraiment arrêté, mais c'était un peu décevant.
vendredi 5 octobre 2007
Crossing Mississipi!
Quelques mots depuis Muscatine, une petite ville sur la rive ouest du Mississipi (route 92), on vient d'entrer en Iowa. Nous renouons avec Super 8 Motel.
Ce soir nous sommes entrés je crois dans l'Amérique profonde. Les gens commencent à nous regarder comme des bêtes curieuses, ils ne comprennent pas l'intérêt qu'on peut porter à ces contrées isolées. Mais ils sont toujours très heureux d'entendre que l'on vient de Bordeaux, ça ils connaissent presque tous!
Nous sommes arrivés ici de nuit, c'était un enfer de sortir de Chicago cet après-midi. Il me tarde de le voir ce Mississipi, et de continuer à m'enfoncer dans le pays.
Ce soir nous sommes entrés je crois dans l'Amérique profonde. Les gens commencent à nous regarder comme des bêtes curieuses, ils ne comprennent pas l'intérêt qu'on peut porter à ces contrées isolées. Mais ils sont toujours très heureux d'entendre que l'on vient de Bordeaux, ça ils connaissent presque tous!
Nous sommes arrivés ici de nuit, c'était un enfer de sortir de Chicago cet après-midi. Il me tarde de le voir ce Mississipi, et de continuer à m'enfoncer dans le pays.
jeudi 4 octobre 2007
Cleveland & Chicago
Chicago, jeudi, 14H30
7 heures de décalage maintenant avec la France, depuis qu'on a changé de fuseau horaire en arrivant sur Chicago.
Depuis mon dernier passage sur le blog, nous avons fait 600 km de plus et parcouru Chicago.
Lundi soir et mardi matin, les sorties à Cleveland sont déprimantes. Le centre ville est assez ramassé, avec à nouveau des buildings impressionnants, mais c'est désert, inanimé, personne ou presque dans les rues. On nous explique que les gens travaillent, et qu'ils habitent en banlieue. Ce centre ville ci, à nouveau démesuré, me parait très étrange, voire incompréhensible et un peu écœurant. C'est une démonstration et du gaspillage.
Face à toute cette vacuité, je m'interroge sur le sens de mon voyage, aux Etats-Unis; le pari de trouver ou de donner à mon existence un nouveau souffle, un nouveau sens, n'est que plus ouvert.
Mardi après midi, nous sommes à nouveau sur la route, vers Chicago. On fait une pause en fin d'après midi aux abords du lac Michigan, dans le parc naturel "Indiana Dunes". Je me baigne dans ce lac dont on ne voit pas le bout.
Chicago, où nous sommes depuis près de deux jours, est bien différente de New York. La ville est beaucoup plus étalée, et il n'y a pas vraiment de centre qui regroupe la plus grande partie de l'animation. C'est une succession de quartiers plus anciens, aux caractères bien marqués.
Nous avons suivi un concert d'un groupe de jazz, "Deep Blue Organ Trio", au "Green Mill", club mythique, décor art nouveau raffiné, où Al Capone faisait affaire.
Nous avons fait de longues marches dans la quartier ukrainien, dans le "Boys Town" (!), dans le quartier central des affaires, le "Loop". La ville fourmille de bars et boutiques aux personnalités les plus diverses, c'est assez excitant.
Dans le diaporama ci-joint "Cleveland & Chicago": "Arcades" de Cleveland, abords du lac Erié, la route, abords du lac Michigan, Chicago.
La voiture blanche est notre nouvelle voiture, une Pontiac sportive, bien plus économique que la monstrueuse Dodge.
Nous allons reprendre la route, vers "Des Moines", et devrions demain nous poser dans le "Madison Counnty", où Clint E. et Merryl S. vécurent cette passion fugace!
La France s'éloigne dans mon esprit. Je commence à penser en anglais, voire en américain! Le grand ouest, qui se rapproche, où je serai seul, s'annonce assez puissant.
mardi 2 octobre 2007
Ithaca - Cleveland: 550 km
J'écris cette fois d'une magnifique maison victorienne de 1860, située près du centre de Cleveland. Nous avons une chambre remplie de vieux meubles, d'objets divers, de plantes (voir photo dans lien à côté). Le contraste avec le Super 8 Motel est saisissant. Surtout qu'on paye moins cher ici. Cette impression d'une Amérique proposant tous les extrêmes grandit de jour en jour.
Le contrecoup de la semaine à New York est derrière moi déjà ce soir.
Le voyage sur la route est lancé. J'aime cette sensation de naviguer, en voiture, à travers le pays.
La route américaine est particulièrement instructive; la voiture c'est vraiment le grand truc ici, bien plus qu'on l'imagine en France. On est passé aujourd'hui à côté d'un nombre incalculable de concessionnaires. Même dans les villages les plus reculés et devant des maisons très modestes, il y a d'énormes 4x4. Les camions sur les autoroutes sont de la taille d'une maison en France, je n'exagère pas. Et le plein de notre voiture, un V6, ne coûte que 30 euros environ, c'est dérisoire. On prend toute la mesure des millions de litres d'essence qui partent en fumée à chaque minute.
lundi 1 octobre 2007
Ce sera Denver!
2 heures plus tard (2 heures du mat). On a déplié toutes nos cartes des USA dans la chambre, Louis a du visiter 50 sites de compagnies aériennes low cost, et on s'est décidé, il repartira de Denver. On va pas trainer dans le nord-est, on va pas mal rouler. Ça me permettra d'atteindre le grand-ouest plus vite, c'est plutôt bien.
Nos prochaines étapes seront donc Cleveland, Chicago, Des Moines, Omaha, North Platte, Scottsbluff et Denver. Après je monterai vers le Wyoming.
Bon c'était en direct du Super 8 Motel d'Ithaca, l'endroit le plus funky de la planète!
C'était bien l'Amérique??!!
Nos prochaines étapes seront donc Cleveland, Chicago, Des Moines, Omaha, North Platte, Scottsbluff et Denver. Après je monterai vers le Wyoming.
Bon c'était en direct du Super 8 Motel d'Ithaca, l'endroit le plus funky de la planète!
C'était bien l'Amérique??!!
Vers l'ouest.
Ithaca, dimanche soir.
Nous avons quitté New York en début d'après midi, dans cette voiture
gigantesque, que je vais sans doute changer d'ailleurs, elle consomme dix fois trop!
Je suis vraiment crevé. La semaine a été tellement intense. Et passer de New York à l'intérieur des terres est un drôle de contraste. C'est limite déprimant. Bunny, entre autres, nous avait prévenu. Mais il fallait bien commencer cette traversée.
Nous voici à Ithaca, une petite ville universitaire à 400 km au nord ouest de New York, juste en dessous des "Finger lakes", que nous irons voir demain.
Après Manhattan, ça nous semble totalement mort. On a trouvé un motel assez cher et moche. On a mangé des "tapas", cuisinées à l'américaine. A la fin du repas, la serveuse nous lance, avec un accent très très américain, "So guys, all set, have you finished working with all that stuff?", une façon bien compliquée de nous demander si nous avions terminé notre repas.
Ce soir nous hésitons un peu sur la marche à suivre. Soit on trace vers l'ouest, et Louis qui doit regagner NYC le 10 octobre prendrait un vol de Denver, à plus de 2700 KM de là où nous sommes ce soir. Soit on prend notre temps dans le Nord-Est américain, on se tâte pour passer à Toronto, et il repartirai de Chicago ou Omaha.
Bref, ce soir, c'est un peu un nouvel atterrissage.
Nous avons quitté New York en début d'après midi, dans cette voiture
Je suis vraiment crevé. La semaine a été tellement intense. Et passer de New York à l'intérieur des terres est un drôle de contraste. C'est limite déprimant. Bunny, entre autres, nous avait prévenu. Mais il fallait bien commencer cette traversée.
Nous voici à Ithaca, une petite ville universitaire à 400 km au nord ouest de New York, juste en dessous des "Finger lakes", que nous irons voir demain.
Après Manhattan, ça nous semble totalement mort. On a trouvé un motel assez cher et moche. On a mangé des "tapas", cuisinées à l'américaine. A la fin du repas, la serveuse nous lance, avec un accent très très américain, "So guys, all set, have you finished working with all that stuff?", une façon bien compliquée de nous demander si nous avions terminé notre repas.
Ce soir nous hésitons un peu sur la marche à suivre. Soit on trace vers l'ouest, et Louis qui doit regagner NYC le 10 octobre prendrait un vol de Denver, à plus de 2700 KM de là où nous sommes ce soir. Soit on prend notre temps dans le Nord-Est américain, on se tâte pour passer à Toronto, et il repartirai de Chicago ou Omaha.
Bref, ce soir, c'est un peu un nouvel atterrissage.
Derniers jours à New York
Voici les photos de cette fin de semaine à New York, dans un lien à droite: Harlem et Central Park vendredi, Dumbo (le quartier situé sous les ponts de Brooklyn et Manhattan) et le pont de Brooklyn hier, et dans la maison de Bunny ce matin.
Inscription à :
Articles (Atom)
